Les changements climatiques, une menace pour le secteur de la santé publique

Enfants malades du paludisme/source Google.cd
Enfants malades du paludisme/source Google.cd

Les changements climatiques constituent une menace sérieuse pour le secteur de la santé publique car ils modifient la façon dont les décideurs sectoriels devront désormais envisager la protection des populations vulnérables.

Il est désormais admis qu’il existe des preuves écrasantes que l’activité humaine agit sur le climat de la planète et que cela a de multiples incidences sur la santé humaine.

De nombreuses maladies sont hautement sensibles aux changements des températures et du régime des précipitations. Ce sont par exemple des maladies à transmission vectorielle courantes comme le paludisme ainsi que d’autres pathologies comme la malnutrition et les maladies diarrhéiques.

Au cours de ces dernières années, la réduction de la vulnérabilité aux changements climatiques est devenue l’une des questions urgentes pour de la République Démocratique du Congo pour au moins  deux raisons : d’abord parce qu’il existe des lacunes importantes sur la manière de faire face aux impacts de ces changements ; et puis, parce que l’économie du pays dépend fortement de secteurs et ressources très sensibles aux désastres naturels et aux variations et changements climatiques comme la santé.

Selon l’OMS, les Changements Climatiques auront cinq grandes conséquences sur la santé :

  • Le changement du régime des pluies et des températures risque de modifier la répartition géographique des insectes vecteurs qui propagent les maladies infectieuses ;
  • La rareté de l’eau comme l’excès d’eau dû aux pluies torrentielles répétées, vont accroître la charge des maladies diarrhéiques ;
  • L’élévation de la température accroît le volume d’ozone au niveau du sol et précipite le démarrage de la saison pollinique, ce qui contribue aux crises d’asthme. D’autre part, les vagues de chaleur, notamment les « îlots de chaleur » urbains, augmentent directement la morbidité et la mortalité, essentiellement chez les personnes âgées qui souffrent de maladies cardiovasculaires ou respiratoires.
  • La survenue plus fréquente d’évènements climatiques extrêmes ; d’où un risque d’accroissement du nombre de décès et de traumatismes provoqués par les tempêtes et les inondations et les flambées de maladies telles que le choléra.
  • L’agriculture étant très sensible aux variations climatiques, la hausse des températures et la multiplication des sécheresses et des inondations peuvent compromettre la sécurité alimentaire.                                                              La Troisième Communication Nationale à la Convention Cadre sur le Changement Climatique, dans son chapitre sur l’Evaluation de la vulnérabilité et Adaptation,  révèle que, suite aux changements climatiques, la République Démocratique du Congo est vulnérable :
      • Aux maladies à transmission vectorielle

    Les pluies plus abondantes favorisent la survie, la reproduction et la multiplication des  vecteurs des maladies : moustiques porteurs du plasmodium responsable du paludisme ou du virus amarile de la fièvre jaune et glossine, vecteur du trypanosome agent pathogène de la trypanosomiase ou maladie du sommeil.

      • Aux maladies d’origine hydrique

    Les maladies d’origine hydrique sont répandues du fait de la plus grande survie des germes dans un environnement propice. La multiplication des catastrophes naturelles (tempêtes, sécheresse, inondations…) favorisent les épidémies liées à l’eau comme le choléra et la dysenterie bacillaire, la fièvre typhoïde.

      • Au stress thermique

    Le « stress thermique » dû à l’augmentation des températures a des effets sur l’organisme comme les maladies cardiovasculaires dont les AVC, la surmortalité en saison chaude suite à la perturbation des mécanismes thermorégulateurs : hyperthermie, coup de chaleur, déshydratation aiguë ; particulièrement chez les enfants en bas âge, les personnes âgées, les malades chroniques et les isolés sociaux.

    TCN

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