Maraîchage à Muanda, une alternative à la réduction de la pression sur les ressources côtières

Les femmes et les jeunes des sites de Banana Km5, Muanda village et Nsiamfumu, réunis en associations, ont bénéficié des semences améliorées pour développer l’agriculture maraîchère. Il s’agit entre autres des semences d’amarantes, aubergines, tomates, oignons, ciboules, concombres et piments doux. Ces semences sont distribuées aux communautés bénéficiaires par le projet de renforcement de la résilience des communautés de Muanda à l’érosion côtière en RDC, dit PANA-Zone côtière. Ceci dans le cadre de la création des moyens de subsistances alternatifs à la pêche afin de réduire la pression  sur les ressources côtières et relever le statut économique des communautés.

Ces différentes semences sont fournies par le Centre de Production des Semences, CEPROCEM en sigle. Ce dernier a mis à la disposition du projet des semences maraîchères locales  de qualité, adaptées aux conditions du milieu et résistant aux maladies. Ces semences sont certifiées par le Service National de Semences, SENASEM en sigle.

En effet, les études menées ainsi que quelques  témoignages des bénéficiaires du projet  affirment que  les communautés côtières n’avaient qu’une seule activité principale, celle de la pêche en mer. Cette activité était léguée des arrières grands parents aux arrières- arrière petits fils. C’est ce qui justifie la présence d’au moins un pêcheur dans chaque famille dans les sites d’intervention du projet. Cette réalité poussait les communautés à fixer toujours leurs regards en mer pour survivre, à vendre les produits de pêche de la mer pour les femmes et à la fabrication des braises à base des mangroves pour les jeunes.

En 2016, lors de l’élaboration de la situation de référence pour les ménages par un consultant du projet, il avait été recommandé la création des Activités Génératrices de Revenus climatiquement résilientes, afin de créer d’autres sources de revenus alternatives à la pêche en mer en faveur des femmes et des jeunes. L’agriculture maraîchère est la culture des végétaux à usage alimentaire, de manière professionnelle c’est-à-dire dans le but d’en faire un profit.

plates bandes des piments doux à Nsiamfumu

Grâce à la sensibilisation menée par le projet  PANA-ZONE CÔTIÈRE, les communautés de Banana Km5 sont renforcées en capacité sur les options d’adaptation disponibles pour gérer les risques et anticiper les dangers. Ensuite, la qualité des semences résilientes reçues leur permet de faire une bonne récolte des  cultures maraîchères.

Madame Elisée KAONGA, Vice-présidente de l’Association des Femmes de Banana Km5, affirme qu’elle ne savait pas qu’elle pouvait aussi se faire de l’argent avec les cultures maraîchères à Banana. En voyant la qualité sablonneuse du sol, aussi sa couleur blanche, elle ne pensait pas que la production pouvait être agréable.  Grâce aux  différentes variétés de semences reçues du projet, elle s’est faite des bénéfices. Cette réussite est rendue possible grâce au  renforcement des capacités des communautés bénéficiaires en différentes  techniques d’agriculture maraîchère et les techniques de conduite d’un jardin parcellaire pour une meilleure appropriation des acquis du projet  et une augmentation de leur revenu familial.

Cette expérience a motivé les autres mamans du village de chercher aussi à se faire de l’argent avec les semences reçues en lieu et place de ne se limiter qu’aux jardins répondant seulement au besoin alimentaire.

Néanmoins, Elysée KAONGA, relève certaines contraintes dans la réalisation de cette activité. Elle a cité notamment le manque d’espace à banana Km5. Etant donné que ce village est entouré de la forêt de mangrove, il y a rareté d’autres bois pouvant leur servir de haie afin d’empêcher les caprins et les volailles à abîmer les germes. D’où, les membres de l’Association des femmes sont appelés à se cotiser pour acheter les bambous afin de protéger  leurs cultures maraîchères.

 

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